Salut les vieux,

Au milieu des années 80 alors que j’avais pour habitude de partir l’été avec mes grands-parents dans le Cantal. En fait je quittais un village mort pour allez dans un autre encore plus mort puisque Lieutadès ne recensait qu’une centaine d’habitant. Mais au nous étions au frais.

Là-bas pas question d’apporter un ordinateur vu qu’il n’y avait même pas la télévision dans les chambres d’hôte. Alors je passais mon temps à lire des revus informatique comme Tilt Magazine ou encore Hebdogiciel, en fantasmant sur mon prochain achat.

Un jour alors que nous étions dans une ville voisine, je me trouvai face à face avec un magasin plutôt sympas qui vendait un peu de tout, mais surtout avec un petit rayon destiné aux microordinateurs. Sur l’étagère était déposé le seul jeu pour Commodore 64, qui était ma machine à cette époque, et ce jeu était Scarabeus.

IMG_2394

Je n’avais jamais entendu parler de ce jeu mais bien évidemment je fis mon caprice d’enfant gâté pour que l’un de mes grand-parent me l’achète. Et cela a marché. Je passai donc le reste de mes vacances à scruter la notice et prier pour rentrer au plus vite à la maison.

Quelques jours plus tard nous étions de retour et déjà le jeu tournait dans mon Datassette. La présentation était vraiment attractive, super graphismes et petite animation sympas. Ensuite tout s’est compliqué, je me suis immédiatement retrouvé dans un labyrinthe sans savoir trop quoi faire. Sur ma droite, un sablier et mes constance vitale analysées par un électrocardiogramme. C’est alors que je croisai un fantôme tout moche, dont je traversai le corps et apparu ensuite une main avec un symbole à l’intérieur.

IMG_2396

Je compris donc qu’il me fallait trouver d’autre fantôme pour avoir le plus de symbole possible. Il y en avait en tout et pour tout neuf. Ses symboles étaient utiles pour la deuxième phase du jeu. Après avoir déambulé de long moment dans les couloirs je passe donc au deuxième niveau.

IMG_2398

Le deuxième niveau est aussi un labyrinthe mais beaucoup plus grand avec 13 alcôves. En passant devant une alcôve, une araignée sortit et me suivit, mais beaucoup plus lentement que moi. Pendant que l'alcôve était vacante je pouvais y regarder à l'intérieur. L’objectif était donc d’emmener l’araignée dans un long périple autour du labyrinthe, en me laissant le temps nécessaire pour étudier l’alcôve et résoudre les énigmes qui s’y trouvent grâce aux symboles récoltés dans le premier niveau.

Bref, j’avais acheté un jeu d’énigme super compliqué, hongrois de surcroît, mais qui aux fils des jours me plaisait de plus en plus. Je ne l’ai jamais fini, mais il m’arrive souvent d’y rejouer, seulement avec les années je n’arrive même plus à passer le premier niveau.