Salut les vieux,

Hier soir j’ai vu deux films et je ne sais pas si c’était un signe du destin mais dans les deux il y avait des scènes avec des bornes d’arcade. Le premier c’est normal car c’est un film de 1982 mais l’autre est largement plus récent puisqu’il est de 2018 mais son action se situe en 1984 d’où son titre : Summer of 84.

Summer

Bon, jusque-là mon billet est inintéressant au possible, mais là où cela devient curieux c’est que dans ce dernier, il y avait de nombreuses références aux années 80, bien sûr, mais une que seuls les grands fans de bornes d’arcade pouvaient comprendre, celle d’une légende urbaine sur une borne d’arcade que l’on appelait Polybius.

Polybius (2)

Dans une scène du film, dont les protagonistes sont des adolescents, l’action se situe dans un Bowling des années 80 où trainent quelques bornes d’arcades. Un des acteurs joue à Asteroïd et l’on voit à ses côté la fameuse borne Polybius avec un papier collé dessus où il est écrit : Ou of Order (En panne pour les réticents de la langue de Shakespeare)

Polybius

Mais qu’est ce qu’il nous raconte le vieux avec sa borne Polybius ? Et bien cette borne est une véritable légende urbaine dont voici l’histoire :

Selon une légende urbaine, un jeu vidéo jamais vu auparavant est apparu dans plusieurs salles de jeux dans la banlieue de Portland (Oregon), connue sous le nom de Polybius. Soi-disant, le jeu a été fabriqué par une société appelée Sinneslöschen (en allemand « perte des sens ») et programmé par Ed Rottberg.
Dans le jeu, le joueur doit gérer un navire qui doit détruire une série d’ennemis tout en résolvant des puzzles. De nombreux témoins diront qu'une particularité du jeu était que le navire ne bougeait pas avec le commandement, mais que l'écran tournait autour du navire. C’était une révolution pour l’époque, et ses graphismes, ses couleurs vives et ses effets de lumière abondants étaient une grande attraction pour tous les joueurs de jeux vidéo.

Images d'un remake réalisé par les fans de la légende.

Plus tard, le jeu est devenu très populaire, au point de produire une dépendance chez certains joueurs. Les témoignages des personnes qui ont eu l'occasion d’y jouer parlaient de combinaisons de lumières stroboscopiques et de graphiques contenant des messages subliminaux. Le jeu a provoqué des affections neurologiques chez les joueurs, telles que des étourdissements, des tics nerveux, des vomissements, des pertes de mémoire, des hallucinations auditives et optiques, des attaques épileptiques et des terreurs nocturnes. En outre, ils prétendaient voir des visages fantomatiques du coin de l’œil traversant l'écran de jeu à une vitesse presque imperceptible, ainsi que des messages d'incitation au suicide ou conformisme, comme « Tuez-vous », « Sans d'imagination », "Pas de pensée", "Conforme", " Honore l'apathie ", "Ne pas remettre en question l'autorité" ou "Abandonner". Beaucoup prétendent avoir entendu des voix et des lamentations entrecoupées du son très fort et déroutant du jeu vidéo.

Polybius (3)

Fait intéressant, le jeu a d'abord provoqué une grande dépendance, puis généré une haine viscérale. Les joueurs ont oublié ce que le jeu leur a provoqué, ce qui fait qu’aujourd'hui, il est presque impossible de trouver un véritable témoignage de joueur qui a réussi à jouer et à s'en souvenir parfaitement.

Lorsque les salles d’arcades ont été fermées, certains témoins ont affirmé voir deux hommes en costume noir (Men in Black, une autre légende urbaine) qui seraient venu parler au propriétaire de la salle et pris des notes sur les effets du jeu. Cela a augmenté le soupçon que la machine appartenait au gouvernement américain.

Polybius3

La légende incluait une anecdote sur le fait que les Men in Black avaient oublié de quitter le menu d'options de la machine, et à l'écran des paramètres apparaissent tels que :

Cauchemars,

Terreurs nocturnes,

Amnésie,

Hallucinations (auditives et optiques) et

Messages subliminaux.

Finalement, la presse locale de Portland a fait écho de la mort d’un joueur qui avait subi une crise d’épilepsie en jouant. Le lendemain, des employés de la compagnie, habillés comme toujours en noir, se sont rendus dans toutes les pièces où le jeu avait été installé et ont pris toutes les unités, les faisant disparaître pour toujours.

Voilà donc la fameuse légende urbaine, en tout cas, bravo au réalisateur de Summer of 84 pour cette belle référence au monde l’arcade.