Le Diamant de l'île Maudite
Salut les vieux,
En 1985, outre le fait d'écouter en boucle "Someone Somewhere in Summertime" de Simple Minds, j'étais également passionné d'aventure, comme tout adolescent de 14 ans. Étant un grand amateur de livres, je me souviens qu'à cette époque, j'avais été fasciné par l'aventure de Ian Cameron intitulée "Le Cimetière des Cachalots". D'ailleurs, c'est ce livre qui m'a inspiré pour écrire et programmer mon propre jeu d'aventure, que je n'ai malheureusement jamais terminé, "Le Cimetière des Ocelots", dont je vous ai parlé dans cet article.
Malgré le froid qui sévissait dans nos campagnes provençales, l'appel de mon ami Philippe m'avait motivé à prendre mon BMX et filer chez lui. En effet, ses arguments avaient été très convaincants pour affronter la fraîcheur matinale de ce jour de janvier 1985. Il voulait me montrer son nouveau jeu d'aventure, "Le diamant de l'île Maudite", sur son Oric Atmos.
À cette époque, je possédais le seul et triste jeu d'aventure disponible pour VG5000 : "La Citadelle". L'histoire était intéressante, mais le jeu manquait cruellement de graphismes, une lacune inacceptable dans les années 80.
Lorsque Philippe a chargé la cassette dans son Oric et que la première image de la tour est apparue, j'étais en extase devant cette machine. L’écran était rempli de couleurs, et à chaque commande entrée dans le prompteur, une nouvelle image se dessinait avec une rapidité digne d'un film de science-fiction. Il est clair que cette extase s'est quelque peu estompée au fil des années.
"Le Diamant de l'île Maudite" avait également un gros avantage sur les autres jeux d'aventure que j'avais pu tester : il suffisait de taper les trois ou quatre premières lettres pour que l'ordre ou l'objet s'affiche automatiquement, ce qui était très pratique pour éviter les erreurs d'orthographe.
En ce qui concerne l'aventure proprement dite, votre mission est de retrouver un mystérieux diamant caché sur une île déserte. Ce diamant appartenait à une civilisation perdue qui avait tout prévu pour empêcher quiconque de le retrouver. La première partie du jeu se déroule sur l'île jusqu'à la découverte des mystérieux souterrains, qui deviennent la seconde partie du jeu. Inutile de vous dire qu'avec mon ami Philippe, nous avons dû braver moultes dangers.
Je ne sais pas si c'était l'émerveillement de pouvoir jouer à un jeu avec de magnifiques graphismes, ou si le jeu de Loriciel était réellement une pure merveille pour l'époque, mais je peux vous assurer que j'ai passé l'une de mes meilleures journées de jeu vidéo sur cet Oric Atmos.
Et puis, il y a un facteur indéniable qui donnait tout son sens à cette époque : le fait que nous étions deux, ensemble, pour résoudre les différentes énigmes, et cela n'a pas de prix.





