Black Tiger
Salut les vieux,
En 1989, les jeux pour mon Amstrad CPC 6128 devenaient de plus en plus intéressants. On aurait dit que les programmeurs avaient enfin retiré leurs moufles pour se décider à coder correctement. Mais c’était sans compter sur Black Tiger, qui allait devenir l’une de mes plus grandes déceptions vidéoludiques.
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À mon retour d’un séjour à la station de ski des Deux Alpes, mon cousin m’invita à passer chez lui pour me prêter quelques disquettes « maison » destinées à mon Amstrad. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir parmi elles Black Tiger, un jeu que je venais tout juste de découvrir sur borne d’arcade.
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Tout excité, je m’empressai d’insérer la disquette dans mon lecteur. Après un classique RUN "DISK", je lançai Black Tiger. Mais mon enthousiasme s’éteignit rapidement. Après une présentation minimaliste, je découvris, horrifié, un décor vert presque fluorescent où le personnage principal, d’une teinte similaire, se distinguait à peine.
Et ce n’était que le début des désillusions : le scrolling saccadé rendait les mouvements et les sauts du personnage presque injouables. Malgré tout, je décidai de lui donner une chance, espérant que le gameplay sauverait l’expérience. Hélas…
Dans Black Tiger vous incarnez un guerrier légendaire, armé d'une chaîne cloutée et d'une dague, chargé de libérer un royaume envahi par des monstres et dominé par trois puissants dragons. L'objectif principal est de traverser des divers niveaux en éliminant les ennemis qui barrent votre chemin et en améliorant votre équipement, le but ultime étant de terrasser les grands dragons pour restaurer la paix.
Le gameplay repose sur des mécaniques de hack-and-slash combinées à de la plateforme et de l'exploration. Le joueur doit attaquer des ennemis variés, de simples gobelins aux boss imposants. La progression dans les niveaux exige de la précision car ils sont remplis de pièges, de plateformes mobiles et de passages secrets. Chaque zone est un puzzle à résoudre, où il faut collecter des clés pour ouvrir des portes verrouillées et découvrir des trésors cachés. Malheureusement cette précision requise n’était pas à l’ordre du jour dans cette version injouable sur Amstrad.
Les ennemis éliminés et les coffres trouvés permettent de collecter des pièces. Ces pièces peuvent être dépensées auprès de marchands pour acheter des potions, des armures plus résistantes ou des armes plus puissantes.
Un aspect notable du jeu est la libération des sages pétrifiés, emprisonnés sous forme de statues dans les niveaux. Ces personnages offrent des points bonus ou des récompenses utiles lorsqu'ils sont sauvés, ajoutant une dimension secondaire mais gratifiante à l'exploration. Trouver et libérer ces sages demande souvent de sortir des sentiers battus, car ils se trouvent généralement dans des zones secrètes ou difficiles d'accès dont la lenteur extrême de cette version en augmentait la difficulté.
Chaque niveau se termine par un affrontement contre un boss imposant, qui met à l'épreuve la maîtrise des attaques et des esquives. Ces combats demandent une bonne maîtrise du joystick et de votre personnage, si dans la version arcade ils étaient gérables, sur Amstrad tuer un Boss relève du génie.
Pour enfoncer le clou, dans cette version Amstrad, aucun son ne vous accompagne sinon une musique qui devient très vite insupportable.
Black Tiger sera sans doute une de mes plus grandes déceptions sur cette machine. La version arcade m’a laissé un excellent souvenir, et je trouve dommage qu’ils n’aient pas réussi à s’appliquer pour lui rendre justice, surtout que la machine avait toutes les ressources pour en faire un excellent hit.