Fruity Frank
Salut les vieux,
Je dois vous avouer que je suis très fier de pourvoir écrire ces quelques mots dans ÙCPM, d’autant plus que ma passion pour les fanzines remonte à la merveilleuse époque où je m’exerçais à écrire mes premières lignes journalistiques sur le fameux PAO AMX Pagemaker.
Bien évidemment, mes premiers articles étaient très mauvais, mais quel plaisir de manier ma toute nouvelle souris AMX afin d’agrémenter mes quelques phrases de beaux graphismes.
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Mais, je dois vous confesser que je n’avais pas la carrure pour faire un véritable fanzine, alors je me rabattais sur les jeux qui étaient l’une des principales raisons pour laquelle je m’étais acheter un Amstrad CPC, même si j’étais aussi, secrètement attiré par son langage Basic, mais malheureusement, là aussi j’étais mauvais.
Pour faire court, les jeux étaient donc à cette même époque mon passe-temps favori sur cette machine, je pourrais vous en citer des centaines mais aujourd’hui, j’ai Say it ain’t so de Murray Head qui m’accompagne et cette musique me ramène directement en 1988 où avec mon ami Kof on avait par habitude, après chaque entrainement de football, de jouer à Fruity Frank.
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Chaque mercredi soir, notre rituel était sacré, nous rentrions éreintés de l’entrainement et après avoir vidé un litre de Tang chacun, nous nous enfermions dans ma chambre pour des parties effrénées de cet excellent clone de Mr Do.
Nous ne jouions jamais l’un contre l’autre, la compétition ne nous intéressait pas, notre but était d’arriver le plus loin possible car comme chacun le sait, plus vous avancez dans Fruity Frank et plus le jeu s’accélère et lorsque le mode Fast s’enclenche c’est juste une pure bouffé d’adrénaline. Nous avions donc par habitude de jouer un niveau chacun en se passant successivement la manette.
Pour ceux qui ne connaisse pas Fruity Frank, c’est un jeu dans lequel vous dirigez un petit bonhomme au long nez qui doit creuser des galeries afin de récupérer des fruits. Bien entendu toutes sortes d’ennemis seront là pour vous en empêcher. Heureusement vous avez pour vous défendre une boule qui aura un effet immédiat sur l’élimination de votre ennemi mais attention, une fois atteint son objectif, vous devez attendre un certain temps avant d’en obtenir une autre, il faut l’utiliser uniquement lorsque vous êtes pris au piège. Il existe aussi des pommes qui pourront être poussées dans le vide afin d’écraser un ou plusieurs ennemis à la fois. Là aussi il faut faire très attention car si vous restez trop longtemps sous une pomme celle-ci vous écrase et c’est une mort assurée.
Cette dernière technique était notre favorite, nous creusions un long tunnel à la verticale et nous attendions que plusieurs ennemis le remonte pour lâcher une pomme qui les détruisait en ajoutant à notre score des points de façon exponentielle en fonction du nombre d’ennemis tués avec la même pomme. Je dois avouer que lorsque cette stratégie réussissait, c’était une véritable jouissance que de voir nos ennemis disparaitre un à un et notre compteur de score augmenter.
Beaucoup de jeux marqueront mes années Amstrad mais si je ne devais en garder qu’un ce serait celui-là. Ce qui me chagrine le plus, c’est que je n’ai aucun souvenir du jour où je l’ai découvert malgré tous mes souvenirs de « premières fois » que j’ai pu écrire pour d’autres jeux. Je trouve ça dommage car encore aujourd’hui c’est le jeu auquel je joue le plus souvent même si mon ami Kof me manque terriblement pour assurer ma relève lorsque mes doigts de vieux joueur se fatiguent.