Melonmania
Salut les vieux,
Je vous en ai souvent parlé dans mes petites histoires, dans les années 80, beaucoup de mes choix d'achats de jeux se basaient sur une capture d’écran et, le plus souvent, dans Tilt Magazine. Peu importait le test, tant que j’avais de belles images sur mon écran.
C’est ainsi que j’ai fini par acheter beaucoup de jeux insipides. C’est le cas de Melonmania, que j’ai aperçu dans mon Tilt numéro 41 d’avril 1987. Malgré les avertissements du rédacteur, j’ai commandé ce jeu pour l’anniversaire d’Arnold. Ce n’était pas le meilleur cadeau de ma carrière.
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Lorsque j’ai reçu Melonmania, acheté sur Micromania, j’étais très satisfait de mon achat : une belle jaquette et de beaux graphismes en perspective, exposés au verso de celle-ci.
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Je ne pouvais bien évidemment pas le tester, premièrement parce qu’il n’aurait plus été sous blister, et deuxièmement parce que je n’avais plus de Commodore 64 mais un nouvel Amstrad CPC6128.
Une fois les cadeaux déballés, Arnold était impatient de tester ce nouveau jeu. Si nous avions pu lire l’avenir, nous serions restés en bas à boire du Tang et manger des Treets et des Raiders.
Nous avons donc chargé la cassette et apprécié la belle image qui s’affichait à l’écran. Dès les premières images, nous avons été éblouis par ces gros sprites pleins de couleurs qui s’affichaient sur sa télé. Seulement voilà, comme vous le savez maintenant du haut de vos 50 ans ou presque, les graphismes ne faisaient pas tout, et Melonmania n’échappait pas à cette règle.
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Dans Melonmania, vous contrôlez un drôle de bonhomme qui doit aller chercher des melons et les ramener chez lui. Une tâche bien facile s’il n’y avait pas un nombre considérable d’ennemis sur son chemin.
Pour lutter contre ces ennemis, notre ami lance des bulles. Ces bulles doivent être dirigées en l’air, au sol ou devant lui. Après quelques secondes de jeu, nous nous sommes vite rendu compte que la gestion de cette « arme » était plutôt laborieuse. Beaucoup d’ennemis ne succombaient pas sous l’impact de mes super bulles.
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Lorsqu’un ennemi vous touche, vous perdez de l’énergie. Une fois cette énergie à zéro, c’est la mort. Inutile de vous dire que nous mourions en quelques minutes de jeu, car chaque melon ramassé devait être ramené à notre point de départ, la cabane de notre personnage.
Le test dans Tilt parlait de difficile, je dirais plutôt IMPOSSIBLE.
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Après plusieurs parties où je pense que le nombre maximum de melons ramassés n’a pas dépassé les 5 sur les 30 demandés, nous avons rangé la cassette dans un coin et sorti l’artillerie lourde : The Way of the Exploding Fist.
Melonmania est le typique jeu des années 80 qui nous émerveillait par de très beaux pixels, mais dont le gameplay était bien loin de nos attentes. Ce fut une grande déception et, en même temps, je ne l’ai pas oublié car, finalement, tous ces achats, bons et mauvais, que nous avons faits ces années-là nous ont laissé de très bons souvenirs.
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