Salut les vieux,

J’ai posté hier sur ma page Facebook un article que j’avais écrit sur le jeu Pulsar II pour Thomson MO5. Parmi les commentaires, Mr David Rouvet m’a appris qu’il y avait une astuce pour ralentir le jeu et le rendre donc moins difficile dans certains passages. Il m’a aussi enseigné quelques astuces sur l’Aigle d’Or. Ceci m’a amené à réfléchir à cette question :

Si à cette époque nous avions eu internet et par le fait accès à une multitude d’informations de manière immédiate, aurions nous autant profité de nos jeux ?

Difficile de répondre. Personnellement je pense que cela nous aurait peut-être gâché une part du plaisir. Par exemple, lorsque dans les années 80 j’étais bloqué dans un jeu d’aventure, plusieurs options s’offraient à moi, mais pas spécialement les plus rapides.

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La première était bien évidemment d’en parler dans la cour de récréation pour essayer de trouver une personne qui aurait percé le mystère. La deuxième qui était sans doute la plus fastidieuse, était d’attendre que sorte dans les bacs le nouveau Tilt en espérant que la réponse soit dans la rubrique « Message in the bottle » et dans un cas d’extrême désespoir, écrire à Tilt avec du papier, une enveloppe, un timbre et la lenteur légendaire des P.T.T (ça au moins, ça n’a pas changé)

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Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ces attentes, ces frustrations ont forgé notre caractère de joueur, cela nous a permis de ne pas abandonner aussi vite un jeu, de l’exploiter à fond et d’essayer d’en percer le mystère par pure satisfaction personnelle. Et puis c’était aussi une grande fierté de trouver une astuce ou une solution soi-même afin de la partager avec les copains.
Je le vois bien aujourd’hui, lorsque je joue à un nouveau jeu et que je suis bloqué, soit je passe à autre chose, soit je regarde sur internet la solution. Je ne m’en rends pas bien compte mais je gâche mon propre plaisir.

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Je me souviens lorsque j’ai acheté le jeu d’Astérix et le chaudron magique sur Commodore 64, d’avoir été complètement perdu, et pour cause, celui qui avait pondu la carte du jeu devait être sous l’emprise d’une drogue jusque-là inconnue. Mais malgré cette difficulté extrême cela ne m’a pas empêché de m’y employer à fond et d’avancer glorieusement jusqu'à son dénouement.

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Je ne regrette donc pas du tout ce manque d’information des années pré-Minitel, cela m’a vraiment permis de bien m’investir dans ces jeux qui, aujourd’hui encore, me font du bien.

Voilà, c’était la réflexion du jour, et j’aimerais sincèrement connaitre votre position ou vos anecdotes sur ce point. Laissez-moi un commentaire ici ou sur la page Facebook. Sur ce, je vous souhaite un excellent week-end à tous.