Salut les vieux,

Les jeux d’aventure graphique ont été une grande passion pour moi durant mon adolescence boutonneuse. Ma première a été bien sur Citadelle sur VG5000, puis ensuite sont venu celles sur Commodore 64 et finalement celle de l’Amstrad CPC6128.

Si je ne devais en cité qu’une seule, cela serait bien évidemment Le passager du temps.

Le_Passager_du_Temps__(Release_DISK)__FRENCH

Ce mercredi après-midi du printemps 1987 s’annonçait tranquille, j’étais chez moi en train de buller devant mon Amstrad, en tapant quelque ligne de code de mon jeu tout pourrie qui était censé reproduire une version digitale des jeux Olympiques, lorsque mon téléphone sonna. C’était mon cousin qui me demandait de passer chez lui pour l’aider à finir un tout nouveau jeu d’aventure qu’un ami lui avait prêté.

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Je pris donc ma super moto Yamaha 50 et je me dirigeai vers les campagnes provençales tout excité de tester une nouvelle aventure.

En arrivant chez lui, la disquette était déjà en marche et on voyait la fameuse entrez de la maison ainsi que le chat qui allait nous accompagner dans notre aventure. Il me raconta que dans cette aventure, nous incarnions un jeune homme qui rendait visite à son vieil oncle inventeur fou et nous nous allions voyager dans le temps. Gros spoiler pour l’époque.

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Nous nous amusions comme des fous, on pouvait même insulter le chat ! Des punitions étaient prévues d’ailleurs pour cela :

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Après trois ou quatre heures de jeu on ne se débrouillait pas trop mais tout se compliquât lorsque nous nous retrouvâmes devant la machine à remonter le temps, nous trouvâmes finalement le moyen de la mettre en route et la catastrophe. Un gros message à l’écran apparaissait qui nous disait que cette version était une copie pirate.

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Je pense que se fût la plus grosse déception et en même temps la meilleure leçon de morale que nous récrivîmes dans notre vie de joueur. Nous laissâmes le jeu dégouté et quinze jours plus tard la version originale du jeu acheté par correspondance a Micromania nous attendait gentiment dans sa boite aux lettres. Nous ne finîmes jamais le jeu mais aujourd’hui encore j’insiste lourdement pour y arriver. Qui sait ? Peut-être qu’un jour j’y arriverais.