Salut les vieux,

Il y a des jeux qui dans la vie d’un Gamer marquent un avant et un après. Pour moi ce jeu c’est Dragon’s Lair.
J’entends déjà vociférer quelques défendeurs ludiques, affirmant que Dragon’s Lair n’est pas un jeu. C’est possible, mais personnellement il a marqué ma jeunesse.
Dans les années 80 je passais toutes mes vacances scolaires, depuis le plus jeune âge, aux 2 Alpes, station de ski très côtés dans ces années-là. Au centre du village il y avait une salle d’Arcade appelé Macao. C’est dans celle-ci que j’ai connu la plupart des jeux qui feront histoire aux fils des ans.

Au début il y avait Pac-Man, Donkey Kong, Frogger, puis j’ai grandi et Ghosts’n Goblins, Commando, Green Beret, Track & Field sont arrivés et puis un jour il y a eu Dragon’s Lair.
Pour ce qui ne connaisse pas Dragon’s Lair est un des premier jeu laser où les personnages sont en fait des dessins animés.

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Donc, imaginez-vous le choc lorsque l’on voit une borne sans pixel apparent. La première réaction est bien évidement de s’y jeter dessus comme un sagouin.
Seulement voilà, on ne joue pas à Dragon’s Lair comme ça, les mouvements ne sont pas libres, chaque scène est une pièce remplie d’obstacles de laquelle il faudra s’échapper avec des mouvements préconfigurés.
Donc, si on ne connait pas les mouvements par cœur on se plante comme une grosse merde. De plus lorsque l’on connait les mouvements il faudra les réaliser en temps, dans un timing à la seconde prêt voir même au millième de seconde prêt au dernier niveau. Pour corser le tout, certains niveaux étaient inversés donc la gauche était la droite ainsi de suite.

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Donc, j’ai commencé à dépenser une fortune dans la première année, avec mon ami Franck, pour apprendre les tableaux par cœur ainsi que leur mouvement, comme entre les vacances scolaires et bien il y à l’école, je passais mon temps à écrire sur une feuille les noms des tableaux avec leur mouvements pour ne pas les oublier aux prochaines vacances, j’espère que mes enfants ne liront jamais ce blog.

Nous étions que très peu à savoir y jouer, donc l’avantage était que la borne était toujours libre, à la deuxième année, j’arrivais sans problème avec une seule vie dans la salle du dragon qui était la dernière, il m’aura fallu toutes les vacances de Noël pour apprendre tous les mouvements, mais le dernier coup d’épée était le plus difficile vu qu’il fallait le faire à un moment précis très difficile à trouver.

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Puis un jour, à la fin des vacances de pâque, alors que la foule s’était rassemblée autour de moi, j’ai appuyé sur le bouton de l’épée au bon moment et je vis celle-ci se planter lentement dans le cœur du gros lézard qui tenait captive à ma bien aimée Daphnée.

N’en croyant pas mes yeux, j’ai eu du mal à réagir, mais après quelque seconde j’ai hurlé comme jamais, ce qui a alerté le patron de la salle de jeux qui a offert le champagne a tout ceux qui se trouvait là. Nous étions la plupart tous mineurs. C’était les années 80.

J’ai depuis une borne à la maison avec Dragon’s Lair, j’y joue de temps en temps mais pas assez souvent pour arriver à tuer à chaque fois ce maudit dragon.

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Souvent adulé et à la fois souvent critiqué Dragon’s Lair est un jeu atypique qui pour moi m’a fait passer d’excellentes années de bonheur dans la salle de jeu Macao des 2 Alpes.