Aujourd’hui il pleut.

Oui, même en Espagne il pleut et depuis que le printemps s’est installé il pleut même assez souvent.

J’ai toujours vécu au soleil, originaire d'un petit village de Provence du le sud de la France et émigré en pays ibérique, il est certain que je n’ai pas beaucoup connu la pluie. Lorsque l’on vient de ces contrées le mauvais temps est signe d’ennui, car, le soleil aidant, on vit en général plus à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Alors comme dit l’excellente chanson de Charlelie Couture : Quoi faire ? Quoi faire lorsqu’il pleut dans les années 80 et que les copains restent aussi enfermés chez eux ? Quoi faire lorsque l’on est enfermé en pleine adolescence ?

En effet, dans ces années-là internet n’existait pas, Skype n’existait pas, les jeux en réseau n’existaient pas. Si les copains ne voulaient pas se déplacer, c’était une session de jeu en solo assuré.

Combien d’heures passés sur mon Commodore 64 ou mon Amstrad CPC6128 seul contre les ennemies de Ghost’n Gobblins ou ceux de Gryzor ?

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Souvent les personnes non joueuses associent, à tort, le jeu vidéo à une action solitaire. C’est faux. Les joueurs aiment jouer à plusieurs, c’est une réalité qui s’est affirmée aux fils des 30 dernières années et dans les années 80 ce n’était pas chose facile, Il fallait qu’un d’entre nous utilise le clavier pour jouer pendant que l’autre, bien avantagé, se servait du Joystick, plus tard lorsque les premier câble réseau de PC sont apparu il fallait se déplacer avec son PC et son écran à tube cathodique et cela ne posait aucun problème, même si dans la pratique c’était le bordel, mais rien ne pouvait nous empêcher de partager un moment ludique.

Et puis il y avait le facteur compétition, depuis toujours il existe les High Scores, sur les bornes d’arcade, les flippers, et tous les jeux de notre enfance. N’y avait-il pas d’autres plaisirs que celui d’éterniser nos initiales à côté de notre score dans une borne d’arcade de notre salle de jeux favorite ? Ou encore de voir la tronche que fait notre meilleur ami quand il ne reste que quelques points d’écart pour lui « pêter son score » ?

Non, c’est une évidence, jouer n’est pas qu’une passion solitaire, c’est quelque chose que l’on aime faire à plusieurs, même si cette dernière phrase peut sonner bizarre aux oreilles des plus perverties d’entre nous.

Aujourd’hui il pleut et je n’ai pas envie de jouer seul.

Charlélie Couture - quoi faire?